Régler son fauteuil de bureau pour une bonne posture

Un bon fauteuil mal réglé vaut rarement mieux qu'un fauteuil ordinaire bien ajusté. La plupart des douleurs de dos, de nuque et de poignet viennent de réglages laissés en position d'usine. Cinq étapes suffisent à corriger la situation, dans un ordre précis.

Commencez par la hauteur d'assise. Assis au fond du siège, vos pieds doivent reposer à plat au sol, cuisses horizontales, genoux formant un angle proche de quatre-vingt-dix degrés. Si le fauteuil ne descend pas assez, un repose-pieds corrige la différence. Si vos pieds pendent, tout le poids se reporte sur l'arrière des cuisses et comprime la circulation.

Profondeur, accoudoirs et lombaires

Réglez ensuite la profondeur d'assise, quand le modèle le permet. Il doit rester deux à trois doigts d'espace entre le bord du siège et le creux du genou. Une assise trop profonde pousse à s'avancer, ce qui prive le dos de son appui.

Le soutien lombaire vient en troisième. Sa courbure doit épouser le creux naturel du bas du dos, généralement à hauteur de la ceinture. Beaucoup de sièges proposent un réglage en hauteur de ce support, rarement utilisé alors qu'il change tout au bout de quelques heures.

Les accoudoirs se règlent ensuite pour que les épaules restent relâchées, coudes à environ quatre-vingt-dix degrés, avant-bras parallèles au plan de travail. Des accoudoirs trop hauts remontent les épaules et créent des tensions cervicales, trop bas ils poussent à se pencher.

Terminez par l'inclinaison du dossier et la tension du mécanisme, ajustée à votre poids. Contrairement à l'idée reçue, la position idéale n'est pas parfaitement droite : un dossier légèrement incliné, autour de cent à cent dix degrés, réduit la pression sur les disques intervertébraux.

Un dernier principe compte plus que tous les réglages : changer de position régulièrement. Aucune posture, même parfaite, ne se supporte huit heures d'affilée, y compris sur un siège inclinable de qualité.

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