Accéder au contenu principal
Fauteuil BureauFauteuils et chaises de bureau

Synchrone ou basculant, ce qui change après huit heures assis

Synchrone ou basculant, ce qui change après huit heures assis

Le mécanisme synchrone est le système placé sous l'assise d'une chaise de bureau qui fait bouger dossier et siège ensemble, selon un rapport constant : quand le dos s'incline, l'assise suit deux fois moins. Les pieds restent au sol et le corps garde son soutien en position inclinée, la solution de référence pour un fauteuil de bureau utilisé de longues heures.

Synchrone, basculant ou contact permanent

  • Synchrone : dossier et assise liés, rapport usuel de 2 pour 1 ou 3 pour 1.
  • Basculant : tout le siège pivote d'un bloc, le bord avant remonte sous les cuisses.
  • Contact permanent : seul le dossier pivote.
  • Sur une journée de travail entière, le synchrone est le plus indiqué, à condition d'ajuster sa dureté à la personne assise.

Quel est le fonctionnement d'un siège synchrone ?

Sous l'assise, une platine métallique qui repose sur le vérin relie trois éléments : le piètement par le vérin, le cadre du siège et le bras du dossier. Dans un mécanisme synchrone, ces deux derniers sont articulés sur des axes différents et reliés par une came ou une biellette. Effet visible : lorsque vous vous appuyez contre le dossier, celui-ci recule d'un certain angle et l'assise suit, mais d'un angle plus faible.

Ce rapport est la caractéristique principale du produit. Les fabricants annoncent le plus souvent un rapport de 2:1, parfois 3:1 sur les modèles haut de gamme : pour 2 ou 3 degrés gagnés par le dossier, l'assise n'en prend qu'un. Le mouvement synchrone reproduit ainsi ce que fait le corps quand on se penche en arrière : le bassin bascule peu, le haut du dos beaucoup.

Deux autres points de conception comptent autant que le rapport :

  • la position de l'axe : placé vers l'avant de l'assise, il évite que le bord du siège ne remonte et ne vienne presser l'arrière des cuisses ;
  • la tension du ressort : réglable par une molette, elle définit la force nécessaire pour faire reculer le dossier et doit correspondre à la morphologie de l'utilisateur.

Presque tous les modèles offrent également un blocage en plusieurs positions, de trois à cinq en général, et une sécurité anti-retour qui empêche le dossier de revenir brutalement vers l'avant au déblocage.

Synchrone, basculant, contact permanent : les différences

La catégorie « chaise ergonomique » recouvre des mécanismes très différents. Le tableau suivant compare les trois types que l'on retrouve dans l'offre de sièges de bureau vendus en France, du modèle d'entrée de gamme au siège professionnel.

TypeCe qui bougePieds au sol en inclinaisonUtilisation recommandée
Basculant (centre ou « top-lock »)Tout le siège d'un seul blocNon, ils décollentUsage ponctuel, quelques heures
Contact permanentSeul le dossierOuiSaisie, posture droite
SynchroneLes deux parties liées par un rapport constantOuiTravail de longue durée
AsynchroneChaque partie ajustable séparémentOuiPostures variées, réglage fin

Le système à basculement est le plus répandu sur les modèles bon marché et sur les fauteuils de direction. Ce siège pivotant permet de se balancer, mais le corps se renverse d'un bloc et le bord avant de l'assise remonte : la pression sous les cuisses gêne la circulation sanguine si la position dure. Le contact permanent maintient bien le bas du dos en posture droite, mais n'autorise presque aucune inclinaison.

Ce qui change après huit heures assis

Sur une heure, les trois mécanismes se valent. La différence apparaît sur la durée d'une utilisation quotidienne, quand la position assise se prolonge et que le corps cherche à bouger.

Le dos reste soutenu quand on s'incline

Sur un modèle à bascule, se renverser décolle le dos du soutien lombaire au moment où l'on se détend. Le mouvement synchrone fait l'inverse : le dossier suit le dos et reste en appui sur toute l'amplitude. Le support lombaire reste à la même hauteur par rapport aux vertèbres, ce qui limite l'effort des muscles pour maintenir la posture de façon naturelle.

Une assise dynamique plutôt que figée

Les recommandations de prévention sur le travail sur écran, comme celles de l'INRS, insistent sur un point : changer régulièrement de position compte plus que trouver la position parfaite. Grâce à un siège synchrone débloqué, cette assise active devient facile : on passe du clavier posé sur la table à une posture de lecture inclinée sans rien régler. L'angle entre le tronc et les cuisses s'ouvre, ce qui soulage la pression dans le bas du dos.

Les pieds ne quittent pas le sol

Comme l'assise s'incline peu, les pieds restent à plat et les cuisses ne sont pas comprimées par le bord du siège. C'est souvent ce détail, plus que le confort du dossier, que l'on remarque en fin de journée.

Comment régler un mécanisme synchrone selon son poids ?

Un système mal ajusté perd l'essentiel de son intérêt : trop dur, le dossier ne bouge pas et le siège devient fixe ; trop souple, il bascule dès qu'on s'appuie. L'ajustement se fait en quatre étapes, après avoir fixé la hauteur au vérin :

  1. débloquer le dossier avec la manette latérale ;
  2. tourner la molette de dureté, placée sous le siège, vers le plus dur pour un utilisateur lourd, vers le plus souple pour une personne légère ;
  3. s'asseoir au fond du siège et s'incliner : le dossier doit accompagner le mouvement sans forcer ni lâcher ;
  4. bloquer une position droite pour la saisie si besoin, et laisser le mouvement libre le reste du temps.

Sur de nombreux produits, la molette demande plusieurs dizaines de tours pour passer d'un extrême à l'autre : ce n'est pas un défaut. Vérifiez aussi dans la fiche du fabricant la plage de poids pour laquelle le ressort est conçu, information rarement mise en avant mais décisive pour un utilisateur de grande taille.

Pour quel poste de travail choisir une chaise synchrone ?

En entreprise, l'aménagement d'un poste occupé toute la journée est le cas typique : utilisation intensive, siège parfois partagé entre plusieurs membres d'une équipe de morphologie différente. Le synchrone s'y justifie parce qu'un simple tour de molette l'adapte à chacun. En télétravail, le raisonnement est le même dès que l'on reste assis longtemps.

Côté prix, ce système se trouve rarement sur les modèles d'entrée de gamme ; il apparaît en milieu de gamme et devient la norme sur le mobilier de bureau professionnel. Au moment de l'achat, trois points valent davantage que la marque ou la mention « ergonomique » :

  • une certification ou un essai de durabilité documenté, au niveau de la norme EN 1335, voire la certification NF Office Excellence délivrée par le FCBA ;
  • une garantie longue sur la platine et le vérin, pièces qui s'usent en premier ;
  • un piètement à cinq branches avec des roulettes choisies selon le revêtement de l'espace de travail.

Un fauteuil synchrone ne soigne pas une douleur déjà installée. Son avantage pour la santé tient à ce qu'il encourage à bouger sur le long terme ; ce n'est pas un dispositif médical.

Les réglages du fauteuil qui complètent le synchrone

Cette fonction ne fait pas tout. Sur une chaise de bureau ergonomique, plusieurs fonctionnalités travaillent avec lui :

  • la translation d'assise, qui fait avancer ou reculer le siège pour adapter la profondeur d'assise à la longueur des cuisses ;
  • le soutien lombaire réglable en hauteur, pour que l'appui se place au bon niveau des lombaires ;
  • les accoudoirs 3D ou 4D, qui suivent les avant-bras quand le dossier et l'assise s'inclinent ;
  • l'inclinaison avant de l'assise, utile pour un travail penché sur le plan de travail.

Pour vérifier qu'un produit est pensé pour le travail de bureau, la conformité à la norme EN 1335 est un bon point de départ, même si elle ne dit rien du type de mécanisme. Ce que couvre la norme EN 1335 explique ce qu'elle garantit réellement. Notre guide du fauteuil de bureau ergonomique reprend l'ensemble de ces critères pour améliorer son installation selon son environnement de travail.

Questions fréquentes sur le mécanisme synchrone

Un mécanisme synchrone vaut-il le surcoût ?
Pour plus de quatre heures assis par jour, il apporte un confort réel en gardant le dos soutenu et les pieds au sol. Pour un usage ponctuel, un basculant de bonne qualité suffit.
Comment savoir si une chaise a un mécanisme synchrone ?
En s'inclinant, observez l'assise : si elle reste presque horizontale pendant que le dossier recule, le mécanisme est synchrone. Si tout le siège pivote d'un bloc, il est basculant.
Quelle différence entre synchrone et asynchrone ?
Le synchrone lie dossier et assise selon un rapport fixe ; l'asynchrone permet de régler l'angle de chacun séparément, sans mouvement couplé.
Peut-on remplacer le mécanisme d'un siège de bureau ?
Oui sur la plupart des modèles, la platine étant vissée sous l'assise avec un entraxe de fixation standard. Il faut relever cet entraxe avant de commander la pièce.

Nos autres articles

Dans le même esprit

▲